Musée du Peigne et de la Plasturgie - La Grande Vapeur à Oyonnax
Jeudi 5 novembre 2026 après-midi
Musée du peigne et de la plasturgie à Oyonnax
A partir d’objets soigneusement choisis, le musée retrace l’histoire de l’artisanat et de l’industrie de la ville d’Oyonnax.
En effet, depuis le Moyen Âge, où ils étaient agriculteurs, peigneux et colporteurs, les habitants d’Oyonnax n’ont cessé de s’adapter et d’innover pour faire face aux évolutions de la mode et à la raréfaction ou la disparition des matières premières naturelles (buis, corne). La production s’industrialise avant de subir une révolution : l’arrivée du plastique. Plusieurs matières révolutionnent le secteur : le celluloïd puis la galalithe en 1918, le rhodoïd en 1930. Cinq années plus tard, le polystyrène et d’autres matières plus adaptées aux techniques de moulage apparaissent. Aujourd’hui, de nouveaux polymères sont utilisés. Parallèlement, d’ingénieuses machines ont révolutionné les techniques de production. En 1989, Oyonnax devient Pôle européen de Plasturgie. Aujourd’hui, suite aux délocalisations et face à la concurrence des pays asiatiques, l’industrie se repositionne sur des produits à haute valeur ajoutée.
La Grande Vapeur
Dès 1889, Oyonnax, réputée pour son artisanat du peigne, voit son développement freiné par le manque d’accès à la force électrique. Au début du XXème siècle, la société de l’Union Électrique confie la réalisation d’une « usine modèle », qui regrouperait des ouvriers indépendants louant lieu de travail et énergie motrice, à l’architecte Auguste Chanard, qui en réalise dessins et plans en 1904. Accolé à une première usine fonctionnant à la vapeur, l’édifice est construit dès l’année suivante et baptisé par la population « Grande Vapeur », bien qu’il fonctionne grâce à une conduite d’eau forcée.
Son architecture devait être capable de résister aux nombreux incendies, le celluloïd, facilement inflammable, ayant remplacé la corne dans la fabrication des peignes vers 1880. De nombreuses innovations y voient le jour : utilisation du béton armé, collecteurs d’eau de pluie sur le toit et sprinklers dans chaque cabine. Ce bâtiment est classé monument historique depuis 1987.
